Agriculture en Tunisie
Des projets pour réaliser
l’autosuffisance
Plusieurs projets agricoles
vont démarrer en 2001 dans le sens d’une meilleure gestion de nos ressources
naturelles. Parmi les grands projets citons la poursuite de la révision des stratégies
de production en vue d’atteindre la sécurité alimentaire tout en assurant la
mise à niveau du secteur agricole qui fait face à la concurrence au niveau du
marché mondial. D’après le projet du budget du ministère de l’Agriculture cette
révision va dynamiser la stratégie nationale de promotion du secteur des
céréales, la stratégie de développement du secteur des tomates et la stratégie
des viandes rouges. Une nouvelle stratégie relative à la pêche et notamment au
poisson bleu va démarrer en 2001.
Les réformes vont concerner quatre domaines à savoir
la vulgarisation agricole, la petite agriculture, les structures
professionnelles et les services agricoles. L’année 2001 est la dernière année
du IX ème Plan et de préparation du nouveau Plan quinquennal. D’où les études
approfondies qui seront élaborées en concertation avec les parties concernées
et les intervenants dans les régions.
Le nouveau Plan va donc tenir compte d’études sectorielles pour répondre
aux besoins et des spécificités des différentes régions.
S’agissant
des ressources hydriques, il y a lieu de noter que la stratégie de mobilisation
des ressources hydriques est en cours d’achèvement, l’année prochaine verra le
démarrage de la dernière partie qui consiste en la construction de sept grands
barrages, l’achèvement de la dernière tranche des barrages collinaire au nombre
de 35 et la réalisation de 70 lacs collinaires. La nouvelle stratégie de
mobilisation des ressources hydriques a été retenu après l’élaboration d’études
approfondies qui ont tenu compte des résultats de l’actuelle stratégie ainsi
que des changements à moyen et long terme.
Les
principaux axes de cette stratégie consistent en :
-
la mobilisation des
ressources hydriques encore disponibles estimées à 350 millions de m3 après la
construction de 11 grands barrages et 50 lacs collinaires. Cette infrastructure
de base va permettre d’augmenter le taux de mobilisation des eaux de 90% à 95%.
-
La connexion entre les
barrages. Cette opération permettra d’exploiter toutes les ressources même en
cas d’une pluviométrie exceptionnelle. Cela ne manquera pas d’améliorer la
qualité de l’eau qui sera exploité d’une façon durable.
-
L’alimentation
superficielle des nappes doit être considérée comme la meilleure solution pour
l’exploitation des excédents saisonniers en eaux.
-
La poursuite de la
stratégie en vigueur relative à l’économie de l’eau de l’irrigation qui
permettra d’équiper le tiers des zones irriguées à la fin de l’actuel Plan. Le
tiers restant sera équipé au cours du Xème Plan. Un intérêt important sera
donné à l’économie de l’eau dans les autres secteurs comme l’industrie et le
tourisme et ce, à la faveur d’un ensemble de lois, dispositions et incitations
pour encourager les utilisateurs à exploiter d’une façon rationnelle cette
denrée précieuse.
Les zones rurales seront
approvisionnées en eau portable. Les efforts vont se poursuivre pour
approvisionner 68.000 familles. Ainsi, le taux d’approvisionnement va passer de
82% en 2001 à 90% à la fin du Xème Plan
en assurant un taux minimum d’au moins 80% pour chaque région.
Pour ce qui est de la
création de nouvelles zones irriguées, notons que le ministère va commencer à
partir de 2001 à réaliser un programme ambitieux consistant en l’aménagement de
12 grandes zones irriguées d’une superficie de 28.000 hectares et
alimentées par les barrages en cours de
construction. Il sera procédé, de même, à la création de 7 nouvelles zones qui
seront irriguées par les eaux épurées et de 19 autres zones autour des puits
profonds.
D’autres projets non moins importants sont programmés
pour 2001 comme le projet de gestion intégrée des forets qui va concerner
quatre gouvernerats (Jendouba, Béja, Le Kef et Kasserine). Les forets seront
protégées contres les incendies. Les superficies endommagées annuellement sont
en diminution – de 1550 ha en 1999 à 1374 en l’an 2000 – ce qui explique que la
stratégie de lutte mise en place ainsi que la coordination entre les différents
intervenants (défense nationale, protection civile, forestiers..) ont donné des
résultats satisfaisants. D’ailleurs, la dernière tranche du projet relatif à la
protection des forets contre les incendies – financé par la Banque islamique –
sera réalisée en 2001.
L’Etat accorde une importance capitale aux projets de
développement de l’agriculture intégrée vu que ceux-ci permettent aux régions
de bénéficier de toutes les composantes du développement comme la consolidation
de l’infrastructure de base, la protection des ressources naturelles, la promotion
des secteurs productifs. Actuellement, 12 projets sont en cours de réalisation
couvrant la majorité des régions agricoles. En 2001, trois nouveaux projets
seront concrétisés dans les gouvernerats de Gafsa, Kasserine, Gabès, suivis de
deux autres en 2002 à Kairouan et Bizerte.
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