Grands projets

 

Développement économique et

démarche sociale

 

Parmi les grands projets menés récemment on peut citer l’étude prospective sur la croissance des habitants à l’horizon de l’an 2003. Les dernières données montrent que l’indice de la procréation pour l’année 2000 a diminué à 2,09%. Cette moyenne était prévue pour l’année…2010 (2,1%), c’est-à-dire que l’on est bien en avance sur les prévisions !

L’autre grand projet concerne l’assainissement et la privatisation des entreprises et des établissements publics. Le programme de privatisation annoncé par le Chef de l’Etat lors de son discours à l’occasion du 13ème anniversaire du Changement concerne 44 entreprises dont le principal cumulé s’élève à 2088 MD. Ces entreprises seront privatisées en 2001. A noter que certaines de ces entreprises ont commencé à être privatiser , l’objectif étant de terminer toute l’opération au cours du mois de décembre 2001.

Les trois premières années de l’exécution du neuvième Plan se sont soldées par des résultats encourageants. En effet, Le produit national brut (PNB) a augmenté de 5,4% alors que l’évolution des prix a été maîtrisé puisqu’elle ne se situe que dans les limites de 3,3% contre 3,8% estimés pour le neuvième Plan. Aussi, on est heureux de constater que les équilibres financiers ont été maintenus : le déficit du budget s’est limité à une moyenne de 3,1% du PNB avec une amélioration de l’endettement. C’est que le taux de l’endettement est de 51,2% en l’an 2000 alors que le service de la dette n’est que de 18,1% du PNB.

De son côté, l’investissement a évolué à un rythme considéré comme satisfaisant puisque la volume a atteint 17300 MD, ce qui représente un taux de réalisation de 97% des estimations du neuvième Plan, contre 87,8% au cours du huitième Plan avec un taux des investissements privés de l’ordre de 52,4%. Cette dynamique a eu des répercussions positives sur la création des postes d’emploi qui ont atteint 250 mille postes d’emploi, soit 90% de l’ensemble des demandes additionnelles au cours de cette période.

Les perspectives du développement au cours de l’année 2001 s’annoncent prometteuses : en effet, l’objectif consiste d’abord à réaliser un taux de croissance du PNB de l’ordre de 6,2% aux prix constants. Ensuite, l’Etat veut réaliser une évolution du volume des investissements de l’ordre de 10% (26,4% du PNB) avec une relance des investissements privés qui devrait être de 55% de l’ensemble des investissements, contre 52,6% en l’an 2000.

D’autre part, il est prévu la création de 73 mille postes d’emploi pour répondre aux demandes additionnelles d’une façon intégrale et ce, sans compter les nouvelles opportunités d’emplois qui seront crées par le Fonds national de l’Emploi 2121.

Un autre souci de l’Etat et non des moindres : la maîtrise des dépenses extérieures et ce, en limitant le déficit dans une limite de 3% du PNB. Les besoins en financement extérieur seront de l’ordre de 2720 MD, soit un niveau permettant de répondre aux besoins de l’économie tout en limitant le taux de l’endettement  et celui du service de la dette dans des proportions acceptables.

S’agissant du déficit budgétaire, il doit se limiter à 2,4% du PNB contre 2,7% en l’an 2000 malgré l’augmentation des salaires et la poursuite du démantèlement tarifaire ainsi que l’évolution de la valeur du dollars et l’augmentation des cours du pétrole.

L’année 2001 verra aussi la consolidation des réformes, la multiplication des programmes socio-économiques conformément aux orientations tracées par le Chef de l’Etat. Ainsi, il sera question de poursuivre la réforme du système financier et bancaire, le démarrage de la réforme du secteur des Assurances, le renforcement des mécanismes du marché avec une plus grande ouverture de l’économie sur l’extérieur, l’encouragement de l’investissement privé et la création d’entreprises, l’amélioration de l’environnement des entreprises, l’implantation d’un nouveau pôle technologique, la création de pépinières d’entreprises autour des Instituts supérieurs  des études technologiques, le démarrage de l’élaboration d’une stratégie visant la consolidation de l’économie immatérielle.

Ces projets économiques vont de pair avec d’autres projets à caractère social. En effet, il est prévu de renforcer les programmes d’emploi avec un renforcement des programmes d’emploi et une multiplication des intervention du Fonds national de l’emploi. Il sera procédé à l’amélioration de la qualité des système de l’éducation, de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Le but étant d’asseoir la société du Savoir.

Par ailleurs, la réforme du système de l’assurance maladie sera concrétisée et la couverture sociale sera élargie aux employés.

Les régions auront leur part du gâteau : l’année 2001 verra en effet plusieurs réformes et une intensification des programmes en matière de développement régional et ce, pour ouvrir de nouvelles perspectives aux régions avec un meilleur rayonnement. Dans ce cadre, l’emploi sera consolidé dans les différentes régions et notamment dans les délégations les moins loties. On va accélérer en outre l’exécution du programme de développement rural et urbain intégré tout en élaborant une étude sur la nouvelle génération de projets de développement  rural intégré après avoir , en l’an 2000, réalisé des projets de deuxième génération dudit programme.

Il sera procédé en outre à la diversification de la base économique dans les régions avec une dynamisation des activités économiques. L’infrastructure de base sera consolidée et les conditions de vie des habitants – notamment dans les régions de l’intérieur – sera améliorée. Le rôle des structures de développement régional sera plus efficient pour mieux encadrer et soutenir l’investissement.