
Les chantiers régionaux favorisés
L’emploi constitue la priorité du Chef de l’Etat dans son programme futur car un citoyen sans un emploi n’est pas en mesure de subvenir à ses besoins et d’assumer pleinement sa citoyenneté. D’où ce choix judicieux qui représente un vrai défis pour les années à venir. Le secteur privé qui détient une part importante des investissements est appelé à jouer un rôle d’avant-garde dans l’emploi des jeunes surtout ceux diplômés de l’enseignement supérieur. Certes, l’Etat a mis en place diverses structures pour permettre aux jeunes de monter leur propre projet et de prendre l’initiative : la Banque tunisienne de Solidarité, le Fonds national de l’Emploi sont autant de structures en mesure de répondre comme il se doit à la demande des jeunes en matière d’investissement grâce à des crédits à long terme et bonifié.
Il faut dire que l’encadrement dans certaines entreprises privées, notamment les petites et moyennes d’entre elles, demeure insuffisant. C’est que plusieurs entreprises restent « fermées » et ne font participer que les membres de la famille –dont le niveau n’est pas toujours élevé- à la gestion des affaires. Pourquoi ne font-il pas appel à des spécialistes bien formés et digne de confiance ? Certes, des progrès ont été réalisés au niveau de l’encadrement depuis le lancement du programme de mise à niveau mais beaucoup reste encore à faire !
Selon les chiffres disponibles, la situation du marché de l’emploi a été caractérisée l’année dernière par une augmentation de l’offre de 4,3% et un progression des placements de 34,1% effectués par la voie des bureaux de l’emploi à travers les différents instruments mis en place et ceux d’adaptation professionnelle. De son côté, la BTS a accordé 14.800 crédit en 1999 contre 7.300 l’année précédente, ce qui porte le nombre de projets effectivement réalisés depuis le démarrage des activités de cette Banque à 15.900 permettant la création de plus de 23 mille postes d’emploi. Les pouvoirs publics ont continué d’apporter leur aide aux programmes de soutien à l’emploi et de promotion de sources de revenu : une enveloppe budgétaire de 151,5 millions de dinars en 1999 contre 148,4 MD l’année précédente.
Une autre opportunité de création de postes d’emploi qui a trouvé un bon écho auprès des jeunes dont ceux à niveau moyen : il s’agit bien entendu des chantiers nationaux et régionaux qui ont bénéficié pour la deuxième année consécutive d’une dotation de 89,4 MD consacrée notamment aux travaux d’infrastructure de base, aux pistes agricoles, aux forêts, à la conservation des eaux et du sol (CES) et à la promotion de la production agricole. Il est prévu que ces chantiers se poursuivent en 2001 pour permettre à un grand nombre de jeunes de contribuer à l’édification de la Tunisie moderne .